Auteur : Sylvie Trilles Fontaine
Liberté 100X120

Un grand format. Choix chromatique ciblé sur des couleurs qui claquent au vent. Bleu, blanc, rouge, jaune, vert donnent le ton et assurent l’unité du tableau. On remarquera la profusion de formes ondoyantes avec une tendance à l’expansion lyrique. La composition est libre et chaque vue partielle, cernée de vert foncé est indépendante des autres. Le tableau est fait de plusieurs tableaux.
Le geste est plus ample, les contours qui surlignent les formes moins précis. La circulation est libre. On appréhende la surface de la toile dans sa globalité ou l’oeil se pose de façon éphémère dans chaque rectangle sur une des toiles enchâssées, avant de la laisser pour en choisir une autre.
Pour une découverte plus approfondie, je propose des vues partielles , comme autant de mini tableaux qui ont leur vie et leur sens propre. A chacun de découvrir l’univers qui séduira son oeil et sa sensibilité. Ainsi se conçoit la liberté.














système et géométrie
Tout est système. Pour l’aspect qui m’intéresse, il s’agit d’une a cohabitation entre un environnement et une combinaison d’individus circulant dans un espace donné géographiquement investi, construit ou restructuré pour s’adapter aux impératifs, désirs et finalités de ceux qui y circulent. Le concept même de système est inséparable de l’idée de mise en relation des différents éléments d’un tout et c’est, de ce fait, aussi ce qui définit notre relation au monde et à l’autre. Chaque élément se place par rapport à d’autres et ne prend tout son sens que par rapport aux autres. Si dans notre ressenti , il peut régner une impression de confusion quant à notre capacité à définir et accepter notre place dans l’agencement des combinaisons possibles, vu d’en haut ( on parle ici de point d’altitude ou de vue aérienne pas de puissance divine) le système peut paraître harmonieux et cohérent. A une certaine distance, les différences, incohérences, incompatibilités, antagonismes, se fondent et s’effacent car les zones de frictions deviennent invisibles.
La peinture, telle que je la conçois et essaie de l’exprimer en accord avec cette recherche d’harmonie dans nos distorsions et déviations est aussi une tentative de fixer le moment optimal où la cohabitation entre les formes disparates et les écarts chromatiques est la meilleure possible. A chaque fois que je construis un tableau, je tente de faire vivre en bonne intelligence des formes géométriques telles que le carré, le rectangle, le triangle, le cercle, et autres formes hybrides. Je cherche à les relier entre elles, en délimitant des plans, en traçant des traits de mise en réseau, en établissant des ponts de continuité, en insistant sur la présence récurrente de champs de couleurs qui définissent un environnement ou font l’interface entre deux éléments. L’effort de construction est conscient et patient, le dernier trait clôt le travail de recherche et d’adaptation pour faire émerger la meilleure harmonie possible.
Je ne souhaite pas peindre le beau au sens conventionnel du terme. Je crois que l’oeil doit s’habituer à voir que les choses qui sont, par nature ou par nécessité juxtaposées d’une certaine façon que l’on pourrait d’emblée considérer comme étant, accidentelle, inappropriée, voire néfaste, peuvent fonctionner « en bon voisinage » mais aussi conserver leur identité propre. Ainsi, chaque partie du tableau, s’enrichit des échanges qu’elle entretient avec d’autres espaces, produisant croisements, échos et complémentarités qui portent la cohérence imparfaite de nos interactions spécifiques, individuelles et collectives.
L’émotion esthétique et le plaisir qui y est associé passent pas la re -connaissance d’une harmonie et d’une cohérence qui nous guident et nous structurent. Cette reconaissance peut de facon éphémère nous donner l’espoir d’un monde meilleur où l’humain serait au centre, prendrait soin de son environement et ne détruirait pas ses semblables..

The Road Not Taken : Poème de Robert Frost
The Road Not Taken
TWO roads diverged in a yellow wood,
And sorry I could not travel both
And be one traveler, long I stood
And looked down one as far as I could
To where it bent in the undergrowth;
Then took the other, as just as fair,
And having perhaps the better claim,
Because it was grassy and wanted wear;
Though as for that the passing there
Had worn them really about the same,
And both that morning equally lay
In leaves no step had trodden black.
Oh, I kept the first for another day!
Yet knowing how way leads on to way,
I doubted if I should ever come back.
I shall be telling this with a sigh
Somewhere ages and ages hence:
Two roads diverged in a wood, and I—
I took the one less traveled by,
And that has made all the difference.
Robert Frost (1874–1963). Mountain Interval. 1920.The Road Not Taken
Quand deux réalités, routes, situations semblent presque identiques où faut il aller, que faut il choisir et pourquoi?
Voici deux tableaux, de format rectangulaire, ce qui, pour moi, est inhabituel. A cette occasion, je me suis mise dans des conditions nouvelles de découverte de l’espace accessible. Du fait de cette « nouveauté » il me semble que le trait n’est pas tout à fait le même que pour les autres tableaux, il parait plus flou, plus hésitant et plus étiré. Quoi qu’il en soit, au delà de l’impact spécifique ou pas sur l’écriture picturale, le deuxième aspect sur lequel s’engage ma réflexion, est de savoir ce qui se joue dans la production double, binaire ou en écho sur un même sujet. Deux tableaux utilisant sciemment la même palette de couleurs et la même source d’inspiration constituent ils deux parties indissociables d’un tout ou ont ils une vie et un sens propre si ils sont dissociés. En quoi notre perception peut les distinguer ou leur attribuer des qualités différentes? Sont ils une dérivation à l’infini d’une représentation unique. L’un est il la copie de l’autre? Si oui en quoi l’original se distingue de la copie et a-t-il plus de valeur sémantique, ou est il plus attirant? Sur quels critères allons nous choisir de peindre ou d’exposer seulement l’un ou l’autre? Enfin, peut on dire que reproduire une même représentation avec quelques variantes dilue le sens ou bien que cela conforte, au contraire, l’unicité du message et l’unicité de notre présence au monde?
Pour finir d’illustrer ce propos, j’ai en tête le célèbre poème The Road Not Taken de Robert Frost qui pose la question de la décision vue comme consubstantielle de celle du regret, question d’autant plus pertinente que l’on ne sait pas grand chose de l’ arbitraire ou validité des critères à partir desquels nous opérons nos choix.
Les deux chemins du poème de Frost sont quasi identiques même si l’on croit qu’il choisit le moins emprunté pour faire preuve d’audace. Contrairement à ce que l’on peut croire à première vue, il ne fait pas, en fait, l’éloge du non conformisme hors des sentiers battus, mais il exprime qu’il se sent fragilisé par la nécessité de devoir choisir et le poids des conséquences qui en découlent. Il y a des fausses pistes. D’ailleurs, c’est bien, comme le titre l’indique, du chemin qu’il n’a pas pris dont il s’agit dans ce poème et non de celui qu’il a choisi de prendre.
Même si la nature de ce qui nous attire reste très mystérieuse, les questions métaphysiques sont, en fait, très simples car ce qui est fait est fait et nous savons que nous ne pourrons plus revenir en arrière. C’est bien là la source du conflit. Que se serait-il passé si..? A décliner à l’infini si l’on choisi de se pencher sur la question du parcours en mode regret.
Aujourd’hui face à un croisement, nous avons la liberté de choisir, de façon réfléchie ou impulsive et nous tranchons. L’un mais pas l’autre. Puis viendra, un jour, le verdict du temps, accompagné du soulagement d’avoir fait le bon choix ou des regrets de s’être trompé. Et puis avec du recul, un jour, on se rendra compte que la multitude des attractions n’est pas réductrice, l’indicible regret n’étalonne rien, rien qui ne soit inégalable. On comprendra alors que ces séquences de choix qui éliminent des combinaisons possibles produisent en même temps de l’unité, on entreverra, peut être l’unicité des multiples chemins pris ou non pris qui nous ont permis de capter les sensations du monde et d’écrire, quel que soit le langage, notre trajectoire dans le temps.
L’Amour Et Les Forêts
Huile sur toile 80X60 octobre 2014
L’amour et les forêts est le titre du dernier roman de l’écrivain Eric Reinhardt publié chez Gallimard en septembre 2014. Grand succès de la rentrée littéraire, listé pour le Goncourt et pressenti pour d’ autres récompenses littéraires qui attestent de la qualité de cette écriture, ce roman a attiré mon attention pour une autre raison. J’ai répondu en l’achetant, d’abord et avant tout, à une curiosité toute personnelle pour ce qui se joue sur le terrain de l’écriture quand un homme – écrivain – personnage du roman entretient lui même le fil narratif qui tisse la trajectoire de son personnage féminin. J’ai lu le roman très vite, puis comme mue par une nécessité évidente et impérieuse, j’ai exprimé par la peinture ma propre vision de cette histoire romanesque qui laisse des traces. Ceci n’engage que moi et j’espère que, si d’aventure, l’auteur de ce passionnant roman était amené à voir la représentation picturale que j’en ai fait, il ne m’en voudrait pas d’avoir tenté d’y faire écho dans d’autres espaces d’écriture. Il s’agit d’inspiration et non de métalangage, chacun peut donc y voir ce qu’il veut.
Ceci étant dit, cette curiosité initiale pour le livre d’Eric Reinhardt a fait place à une véritable révélation. Il y a longtemps que je n’avais pas eu ce « choc littéraire ». En dépassant le pathos des histoires sordides dont les femmes sont les victimes soumises dans un rapport de force aliénant, le tout imprégné d’une culpabilité omniprésente, on s’aperçoit vite que ce qui se joue dans cette histoire, c’est une prise de conscience d’un ordre qui limite. On sait tous que ces arrangements sociaux sont réducteurs mais il est bien difficile d’y faire face sans se mentir ou de s’en dégager sans faire preuve de nihilisme.
J’ai eu l’occasion de réfléchir sur ces thèmes, particulièrement dans le cadre de mon travail de DEA intitulé « Rupture et re-naissance – Doris Lessing, Joyce Carol Oates, Margaret Atwood- et le roman féminin contemporain« . J’ai pressenti au hasard d’une critique lue dans un magazine, qu’avec ce roman, L’amour et les forêts, j’allais renouer avec ces questions que je n’ai jamais cessé de me poser. Quelle forme prend, aujourd’hui, en 2014, l’expression littéraire d’une quête essentielle, celle de la perception unifiée du sens véritable de notre identité? Une identité de femme. Il s’agit d’une identité fragmentée, à multiples facettes contradictoires, un Janus à deux têtes qui regarde vers le passé et l’avenir, qui est victime et bourreau à la fois. De rencontres avec l’humain protéiforme sur qui on projette nos propres désirs. Au final, brouillage d’écran. Qui peut sauver qui? Que doit-on accepter de concilier pour vivre pleinement? A quelle éthique, à quels sacrifices devons nous véritablement faire allégeance? La tension entre le désir de réussir toute forme d’intégration et d’unification de l’être et la dureté des rapports de forces sur le terrain du quotidien peut nous fracasser. Il y a la rébellion, l’état de grâce, les forêts, en lisière desquelles un monde magique nous laisse entrevoir d’autres possibles et d’autres perspectives. Mais il y a aussi le vertige de la chute, le trou noir de l’auto-destruction.
Dans un des romans qui faisait partie du corpus de mon sujet de DEA, Do With Me what You Will de Joyce Carol Oates et que j’appelle « un roman de l’enfermement », l’héroïne court à sa perte en offrant un exemple édifiant de renoncement. L’imaginaire peut-il être un refuge lorsqu’ on renonce, par peur ou culpabilité, à être soi même? Quels sont les archétypes qui sous-tendent la fiction romanesque féminine? La Princesse de Clèves, Madame Bovary, The French Lieutnant’s Woman de Fowles pour n’en citer que quelques exemples, illustrent ces vies brisées. Le romantisme et le roman gothique ont cultivé jusqu’au paroxysme le sensationnel des intrigues sordides et des destins expiatoires. Dans la littérature anglo-saxonne contemporaine sur laquelle je me suis appuyée dans mes recherches, la descente aux enfers apparait comme un passage obligé de cet itinéraire archétypal, mais la question qui reste posée est de savoir ce qui y survit. Peut-on en attendre la résurrection d’un moi unifié? Peut-être, si le cheminement en un monde, au centre duquel se trouve l’héritage d’un passé qui n’a pas pu être assumé, aboutit à une révélation suprême capable d’intégrer et d’accepter cet autre moi. Sauf qu’ici ce qui est esquissé se transforme déjà à l intérieur du roman en utopie, boite dans la boite, un lieu et un moment mythique de référence, sacrifiés sur l’autel de la bonne conduite. Ce moment reste déconnecté, placé sur le piédestal de l’unicité, expérience obsédante universelle et magique. La situation est tragique non transcendable, une seule phase d’expansion de six heures idylliques ne peut inverser un rapport de force sinistre et dévastateur de longue haleine. En cela, L’amour et les forêts est assez proche, me semble-t-il de la forme romanesque du 19e siècle selon laquelle la seule forme de protestation pour les femmes était de se suicider ou de sombrer, contemplées par des acteurs pervers diaboliques ou des spectateurs compatissants impuissants.
Ce qui m’a intéressée dans l’Amour et les forets, ce sont les échos, les réminiscences et les mises en abimes des différents points de vues et formes littéraires, les histoires enchâssées, comme mille facettes d’une même réalité cachée aux uns, démentie par les autres ou magnifiée à soi meme. Un tissu rendu visible à nos yeux, comme une trame de l’existence avec des croisements, des lignes droites, des failles, des profondeurs, des enchevêtrements, des reliefs, des spirales, des éclairs et des éclaircies qui sont autant de modalités d’expériences individuelles et collectives qui prennent vie par l’écriture et les projections que nous pouvons faire.
« Vous me demandez, Eric, pourquoi je trouve cette mer hostile attirante? Je vais vous le dire : en raison de ces lointaines profondeurs invisibles, noires, épaisses, où peuvent s’entendre les échos de nos rêves. Rien n’est pire que le dur des surfaces planes, que le tangible des surfaces dures, que l’obstacle des écrans qui se dressent, sauf si des films y sont projetés. Je préfère le profond , ce qui peut se pénétrer, ce en quoi il est envisageable de s’engloutir, de se dissimuler: l’amour et les forêts, la nuit, l’automne, exactement comme vous » Mots de Bénedicte Ombredanne à l’auteur-personnage-écrivain (page 23 édition Gallimard).
Proche de notre univers, les mots de l’héroïne font, à mon sens, résonner une émotion reconnaissable dans le travail pictural. C’est une vision qui exalte la fragilité tout en donnant une valeur exemplaire à la douleur. Force et fragilité s’y côtoient, le trait est à peine esquissé ou assuré.
Ce tableau est très différent de ce que je peins d’habitude, les lignes sont plus tortueuses et plus floues, verticales, telles des époques, des segments de nos vies qui auraient pu prendre un autre chemin au travers des branchages de la forêt. Elles se superposent et se confondent parfois. La nature et la robe ne font qu’un pour un bref instant de fusion et de plénitude. Le choix chromatique donne un léger sentiment d’oppression, le rouge et le noir en opposition, ou en jeu de miroir entre passion et sombres abysses, le vert est, bien sûr, omniprésent. Le blanc c’est la lumière qui nous éclaire mais c’est aussi le pâle reflet de ce qui n’est plus.
Epiphanie, transcendance, « spectacle mirifique sous le plancher d’une vielle auberge, au coeur même de la roche », passion et flèches qui atteignent leur but, végétation bienfaitrice qui accueille les confidences et se prête aux découvertes, résurrection d’une présence orgueilleuse et surannée à la robe amplement déployée, tout en légèreté et en transparence qui irradie et enrichit le réel si indigent ou bien fantôme d’un autre temps englouti dans les tortueux obstacles d’un monde hostile, figure shakespearienne d’Ophélie, saisie à un moment crucial, tragédie tendue entre rêve et réalité, entre l’éclat de l’amour ou le silence de l’anéantissement.
Mémoire et Création
L’air du temps ou la nuit des temps? Dynamique de l’écriture picturale et de la lecture.
Il y a dans toute lecture d’une oeuvre l’aventure et le plaisir de l’inconnu mais aussi la reconnaissance des systèmes qui, pour nous, font sens. L’accueil fait à la représentation picturale d’un sujet figuratif ou abstrait fait résonner notre capacité intellectuelle et émotionnelle à vivre une expérience esthétique mais témoigne aussi de notre goût de l’autre et de l’ouverture vers d’autres possibles.
Le hasard et la nécessité de la rencontre, la recherche d’une explication, la mise à jour d’une structure ou d’un univers peuvent n’être qu’un passage éphémère ou laisser une empreinte durable.
Résultat d’une initiative de production impulsive ou réfléchie, les oeuvres reflètent une réalité et une volonté à chaque fois nouvelle de structurer l’air du temps. Mais il y a aussi par ailleurs, des schémas individuels et collectifs résiduels productifs sur le terrain de la création artistique, ils participent d’une tradition, d’une mode, d’une éthique.
Mais comment se fait cette rencontre ? Qui produit quoi? Qu’est ce que la création? Quelles stratégies entrent en jeu? Réactiver, assembler, ordonner, épurer, déconstruire et reconstruire, amplifier, éviter…
Que se passe-t-il dans la conscience de l’artiste ? Et si on admet que toute production artistique est codée et que pour celui qui crée comme pour celui qui contemple, une production picturale est toujours l’écho d’une autre qui l’ a précédée, alors il faut chercher pour chacun, dans la production et dans la réception, un autre sens que celui qui apparaît au premier abord. La création, dans cette perspective, est peut-être favorisée par la coïncidence de la possibilité de maîtriser la mémoire de ce dont nous sommes imprégnés et celle d’engager un processus créatif personnel. Mais mettre la mémoire au service de la création va bien au delà du seul processus conscient qui consiste à alimenter la production en monopolisant ses souvenirs personnels.
La dynamique de la mémoire ravive des archétypes universels portés par des formes picturales connues et répertoriées et met parallèlement en scène une problématique personnelle d’intégration et de rejet qui marque le cheminement vers la connaissance de soi et des choses. Ce « brouillage des pistes », inhérent à toute démarche qui consiste à projeter une perception du réel, donne un nouvel enjeu à la lecture ou à l’interprétation qui deviennent fonction de reconnaissance et de décodage des traces, sachant que la création individuelle originale est quasi impossible. Pour la peinture, comme pour l’écriture, s’engager dans un processus de création s’est s’engager sur un chemin qui va au delà des apparences ou d’une représentation unique et figée du réel.
Pour chaque projet qui m’anime, la création se veut production nouvelle, voire novatrice, une volonté de capter/ capturer l’air du temps à un instant T et d’en rendre compte à ma façon. Cependant, je crois que c’est aussi voir (en infiniment petit) la façon dont l’anecdotique des histoires personnelles peut faire émerger l’universel des mythes fondateurs qui nous structurent depuis la nuit des temps.
Huile 50×70 Human Energy 2014



